{"title":"Florence Wuillai","description":"\u003cp\u003eDepuis six ans, je suis spécialisée dans la technique du feutre de laine. Par ce procédé je cherche à valoriser les laines françaises. Je m’attache à étudier cette fibre animale car je réalise au cours de mes expériences qu’elle est gardienne d’un fort héritage technique, historique et civilisationnel.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eEn France, la filière lainière est en reconstruction. C’est un gisement d’environ 10 mille tonnes en suint auquel de nombreux métiers se rattachent: éleveurs, tondeurs, trieurs, bergers, négociants, etc.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eS’intéresser à la laine c’est d’abord parcourir ses origines avec les métiers d’éleveur et berger. Aussi ancien que la domestication, le pastoralisme prône une harmonie entre territoire, homme, faune et flore. Une technique d’élevage plus que contemporaine face aux enjeux auxquels nous faisons face.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eLa laine rime avec diversité. En effet, on recense 55 races ovines en France, soit 55 fibres de laine différentes. En m’inscrivant sur un territoire, je pars à la rencontre des races ovines locales, les étudie pour déceler les potentialités de leur laine.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eLes pièces uniques ou les projets que je développe révèlent la singularité de ces fibres animales. Ils témoignent aussi d’une réflexion que je mène sur la filière : faire en sorte que la matière redevienne un produit d’élevage à part entière, recréer des liens entre les acteurs: de l’élevage à la transformation, placer les éleveurs ou bergers au centre des objets.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003ePlus largement, à travers cette fibre animale, mon ambition est de participer et de dynamiser une économie rurale ayant des enjeux écologiques et sociaux.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e \u003c\/p\u003e\u003cp\u003eLe feutre de laine est une technique qui me passionne pour plusieurs raisons. C’est un procédé qui est possible qu’avec la laine car celle-ci est composée d’écailles. Ce pouvoir feutrant ouvre le champ des possibles et permet notamment l’hybridation des techniques. Enfin, c’est un savoir-faire précieux, à préserver et à transmettre.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/mirette-arts.com\/collections\/florence-wuillai.oembed","provider":"Mirette","version":"1.0","type":"link"}