Il y a des décisions qui se prennent par calcul. Et d’autres qui naissent d’une intuition.

Acheter une œuvre d’art pour une entreprise, ce n’est pas seulement habiller un mur ou soigner son image de marque. C’est faire entrer une présence vivante dans un espace souvent dominé par la performance et l’urgence. C’est aussi, sur le plan pragmatique, bénéficier d’un dispositif fiscal avantageux soutenu par l’État français.

Découvrez comment l’achat d’art contemporain — notamment via les sélections de Mirette — permet d’allier soutien à la création et optimisation fiscale pour votre entreprise.

Le mécanisme de défiscalisation des œuvres d’art pour les entreprises (Art. 238 bis AB)

En France, le Code Général des Impôts encourage les entreprises à devenir des acteurs culturels. Ce dispositif concerne principalement les sociétés soumises à l'Impôt sur les Sociétés (IS), mais s'applique également aux entreprises individuelles soumises à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC.

Quel est l'avantage fiscal réel ?

Lorsqu'une entreprise fait l'acquisition d'une œuvre originale d'un artiste vivant, elle peut déduire le prix d'achat de son résultat imposable. Ce n'est pas une simple réduction d'impôt, mais une déduction spéciale qui permet de réduire l'assiette de calcul de votre impôt sur cinq ans.

Ce qu'il faut retenir :

Ce dispositif n’est pas un simple avantage opportuniste, mais un mécanisme conçu pour créer un pont durable entre le monde économique et la création artistique contemporaine.

Pourquoi l’État encourage-t-il l’investissement artistique professionnel ?

L’art n’est pas un actif financier classique. Il ne s’use pas, ne se remplace pas et ne se consomme pas. En incitant les entreprises à investir, l’État poursuit un triple objectif :

  1. Soutenir l'économie de la création en assurant un revenu direct aux artistes vivants.
  2. Démocratiser l'accès à la culture en sortant l'art des musées pour l'intégrer au quotidien des salariés.
  3. Valoriser le patrimoine immatériel des entreprises françaises.

L'entreprise devient alors un espace de circulation culturelle. L'œuvre dialogue avec les collaborateurs dans les bureaux, les salles de réunion ou les halls d'accueil, modifiant profondément le rapport au lieu de travail.

Les 4 conditions pour bénéficier de la déduction fiscale

Pour que votre investissement soit éligible à la défiscalisation, le cadre légal impose quatre piliers fondamentaux :

  • L'originalité : L'œuvre doit être une création originale (peinture, sculpture, photographie tirée à moins de 30 exemplaires, céramique, etc.).
  • L'artiste vivant : Le dispositif ne s'applique qu'aux artistes encore en activité au moment de l'achat.
  • La durée de conservation : L'entreprise doit inscrire l'œuvre à un compte d'actif et la conserver pendant 5 ans.
  • L'exposition publique : C'est la condition sine qua non. L'œuvre doit être exposée dans un lieu "accessible aux salariés ou au public". Elle ne peut pas rester dans le bureau fermé du dirigeant sans être vue par les équipes.

Calcul et plafond de la déduction

La déduction est répartie par parts égales sur l'exercice d'acquisition et les quatre années suivantes. Elle est plafonnée à hauteur de 20 000 € ou 5 ‰ (cinq pour mille) du chiffre d'affaires annuel (le montant le plus élevé étant retenu).

Œuvre d’art ou objet de décoration : comment faire la distinction ?

Certaines frontières sont poreuses, notamment dans le design ou la céramique. Ce qui définit l'éligibilité fiscale, ce n'est pas l'utilité, mais l'intention et l'unicité.

Chez Mirette, nous défendons l'idée que l'art peut être tactile et fonctionnel tout en restant une œuvre à part entière. La narration que nous construisons autour de chaque pièce aide à justifier son caractère artistique auprès de l'administration et de vos parties prenantes.

FAQ : Vos questions sur l'achat d'art en entreprise

Une petite entreprise peut-elle défiscaliser ?
Oui, tant qu'elle est soumise à un régime réel d'imposition (IS ou BIC). Les micro-entreprises ne peuvent pas bénéficier de ce dispositif.

Où dois-je exposer l'œuvre pour être en règle ?
Dans tout lieu de passage : hall d'entrée, couloirs, cafétéria ou open-space. L'idée est que l'œuvre participe à la vie de la communauté de travail.

Que se passe-t-il après les 5 ans ?
L'entreprise reste propriétaire de l'œuvre. Si elle la revend plus tard, le prix de vente est réintégré au résultat imposable, mais la plus-value peut bénéficier du régime des plus-values professionnelles.

Investir autrement : plus qu'un calcul, une vision

Au-delà de l'avantage fiscal, intégrer l'art dans votre entreprise est un acte politique et humain. C'est affirmer une identité sensible, soutenir concrètement la culture et inscrire votre structure dans une temporalité longue, loin de l'immédiateté des chiffres.

Vous souhaitez franchir le pas ?
Découvrez notre sélection d’œuvres uniques ou contactez nous pour un accompagnement sur mesure.

Pour toute situation particulière, nous vous recommandons de consulter votre expert-comptable ou conseiller fiscal.


Au delà de la fiscalité, pensez qualité de vie au travail

Et si l'art était le nouveau poumon de votre entreprise ?
Si la fiscalité offre une opportunité de calcul, l’art en entreprise est avant tout un investissement dans l’humain. Au-delà des chiffres, comment une œuvre transforme-t-elle l’énergie d’un bureau et le bien-être de vos collaborateurs ?
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