Racontez-nous votre histoire, comment vous est venue votre vocation ?
Après des études d'architecture à l'ENSA Paris-Belleville et à l'UQAM à Montréal, j'ai exercé quelques années en agence puis j'ai monté ma structure d'architecture en 2016. J'ai orienté ma pratique vers l'accompagnement des particuliers dans leurs projets de construction ou rénovation.
En 2017, lors d’un voyage dans le désert marocain du côté du village de Tamegroute dans la vallée du Drâa, je découvre l’architecture de terre et ce matériau en particulier, omniprésent dans la culture marocaine. Mon exploration de l'argile s’ouvre dans un premier temps par la voie de l'architecture puis progresse rapidement vers la poterie.
Cette découverte sonne comme une retrouvaille. Elle fait écho avec mon enfance, dans l’atelier de céramique où je modelais l’argile toutes les semaines. De cette époque reste un bol, un cheval et une boîte.Des années se sont écoulées loin de la terre, à apprendre, beaucoup ; danser, intensément et régulièrement ; penser les espaces, les volumes et toucher les matières à travers la pratique architecturale.
Aujourd'hui, la céramique s'inscrit dans mon quotidien pour faire la synthèse de ces vies et montre qu’il est possible de créer des passerelles entre ces disciplines liées autour du geste. Le geste précis, mesuré, répété, intuitif. C’est une approche du mouvement qui, au travers de la création d’une forme, permet d’interconnecter la danse et l’architecture.
Après des stages chez les talentueuses Ingrid Van Munster et Nina Rius entre autres, je poursuis mon exploration en autodidacte.